Culture associée à l'âne commun

Compagnon de l'homme depuis les temps les plus anciens, l'âne a très tôt été utilisé comme symbole. Mais c'est un animal à la symbolique ambiguë. Il peut en effet soit représenter le Bien (et ses attributs sont alors l'humilité et la patience), soit le Mal (et ce sont alors les adjectifs têtu, bête et borné qui le caractérisent).


Les Égyptiens associaient ainsi l'âne au dieu Seth, à la couleur rouge et à l'esprit du mal. Les chrétiens tiennent, d'un côté, l'âne en estime, lorsqu'il est représenté dans la crèche ou lorsqu'il porte Jésus, mais, d'un autre côté, ils l'associent à la lubricité et à l'obscénité.


Dans la langue française, de nombreuses expressions et proverbes font référence à l'âne, censé incarner l'ignorance, la bêtise, la folie, la disgrâce, la débauche, l'hébétude et l'entêtement.


Cet animal est abondamment représenté dans l'ensemble des arts. C'est notamment le cas en littérature, où l'âne apparaît depuis les temps les plus anciens. Il figure plus d'une fois dans les Fables d'Ésope et tient le premier rôle dans les Métamorphoses d'Apulée. Concernant la littérature française, on peut citer Jean de La Fontaine, la comtesse de Ségur, Victor Hugo, Alphonse Daudet ou encore Joseph Kessel.


On le retrouve en peinture dans des scènes de vie rurale ou dans les sujets bibliques.


Plus récemment, il trouve aussi sa place au cinéma, et ce, aussi bien dans les films dramatiques comme dans Au hasard Balthazar, que dans les films d'animations avec le personnage de l'Âne dans Shrek.


Enfin, il est présent en musique comme dans la chanson d'Hugues Aufray, Le Petit Âne gris.

 

Source : https://fr.wikipedia.org



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