Des ânes sur une fève ... la légende de Peau-d'âne

La tradition de « tirer les rois » à l’Épiphanie passe par la dissimulation d'une fève dans la galette ; la personne qui obtient cette fève devient le roi ou la reine de la journée.

 

L’emploi de la fève remonte aux Grecs anciens qui en utilisent pour l’élection de leurs magistrats. Les Romains se servent du même moyen pour élire le maître des Saturnales. L’Église catholique combat longtemps cette coutume païenne – avant de remplacer la graine par l’enfant Jésus.

 

Les premières fèves en porcelaine apparaissent à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution française, on remplace l’enfant Jésus par un bonnet phrygien. La même époque voit naître la « galette de la Liberté », ou « de l'Égalité », dépourvue de fève, qui permet de poursuivre la tradition du gâteau partagé sans élire un roi. À partir de 1870, les graines de fève sont systématiquement remplacées par des figurines en porcelaine ou, plus récemment, en plastique

 

Une légende rapporte également une autre origine de la fève : la légende de Peau d’âne, inspirée du conte de Charles Perrault. C’est ainsi en oubliant sa bague dans un gâteau destiné au prince que Peau d’âne aurait inspiré cette étrange coutume.

 

Il existe d'ailleurs des fèves représentant Peau d'âne ... et une multitude de fèves sur lesquelles figurent des ânes que collectionnent les adeptes de la fabophilie.

 

Cliquez sur la photo ci-dessous pour admirer des fèves représentant des ânes

 

Fève représentant Peau d'âne

 

 

 



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